C’est une bonne nouvelle que le projet de minuscules abris ait une maison

HATS a enfin une maison. La Hamilton Alliance for Tiny Shelters annoncé la semaine dernière que la première des minuscules cabanes destinées à loger les Hamiltoniens sans abri sera située dans le quartier Gibson sur Barton Street East.

C’est une très bonne nouvelle. Mais tout le monde n’est pas content. Plus sur cela plus tard.

Pour l’instant, examinons ce qu’est HATS et ce qu’il n’est pas. HATS propose de loger une partie de la population sans-abri dans un groupe de cabanes de 10 mètres carrés. À l’intérieur de la petite cabine se trouvent un lit, des étagères et des prises électriques. Il y a de l’isolation, mais pas de plomberie intérieure. Les toilettes et les cuisines seront séparées.

Ce n’est pas une solution permanente au manque de logements sûrs et abordables. C’est une solution temporaire, mieux que de dormir dans la rue ou dans des tentes. Le regroupement des petites maisons facilite le soutien et la surveillance par rapport aux résidents qui installent des tentes, puis sont régulièrement déplacés et dispersés.

Mais les cabanes ne sont que temporaires, pour offrir des options chaleureuses et sûres pendant que des options de logement à plus long terme sont en cours de développement. À l’instar de la philosophie du petit abri dans son ensemble, l’emplacement de la rue Barton n’est pas destiné à être permanent. La propriété, un terrain de stationnement appartenant à l’architecte de Hamilton Bill Curran, abritera éventuellement une structure commerciale et résidentielle de quatre étages. Mais ce développement est sur la route. En attendant, le terrain vide peut servir un objectif précieux pour réduire les campements de tentes et les personnes qui dorment dans la rue, tout en testant si la philosophie HATS fonctionne ici, comme c’est déjà le cas dans de nombreux autres centres urbains, dont Kitchener et Vancouver. Après quelques années, la colonie de petites maisons devra déménager dans un autre endroit.

C’est là, selon nous, que le conseil municipal de Hamilton peut aider. HATS a reçu un accueil légèrement favorable, mais en sourdine, de la part du dernier conseil municipal. Beaucoup ont convenu que l’idée avait du mérite et valait la peine d’essayer ce projet pilote, et le personnel de la ville a été favorable, mais dans l’ensemble, le conseil n’a pas fermement soutenu l’idée.

Cette fois, cela pourrait et devrait. La mairie possède de nombreux terrains à travers la ville. Il n’est peut-être pas sage ou possible qu’une partie de cela soit un foyer plus durable pour la communauté HATS, mais au moins un engagement public de soutien politique aiderait l’alliance dans sa recherche d’un site permanent ou à plus long terme.

L’une des raisons pour lesquelles le conseil précédent, espérons-le pas celui-ci, était réticent à s’engager pleinement avec HATS est la sensibilité du quartier. Il y a beaucoup d’Hamiltoniens qui sont d’accord avec ce que le petit abri pilote essaie de réaliser, à condition que ce ne soit pas dans leur quartier. C’est une bonne idée, mais pas ici, c’est le refrain commun.

Sans surprise, l’emplacement de Barton n’est pas pris en charge par tout le monde. Les détracteurs de l’emplacement soulignent que la région a déjà plus que sa part de services sociaux, ce qui est vrai. Mais les services sont là parce que c’est là que vit la population qui en a besoin.

Cela dit, il serait injuste de rejeter les préoccupations du quartier. Ces gens vivent dans la région et ont tout intérêt à maintenir la sécurité et les normes.

Assez juste. Mais la communauté aura des clôtures, de l’éclairage, du personnel de sécurité, du personnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, des caméras vidéo et une présence régulière des programmes au niveau de la rue. Les résidents passeront également un processus d’entrevue et signeront une entente. Ceux-ci semblent être des protocoles raisonnables qui devraient atténuer les risques. Et gardez à l’esprit que certains des résidents vivent presque certainement dans le quartier maintenant, mais pas dans des logements sûrs.

L’approche actuelle de la ville en matière de campements de tentes n’a pas été couronnée de succès dans l’ensemble. Il en est résulté que des résidents ont été déplacés pour déménager à quelques pâtés de maisons, seulement pour répéter le cycle. Plutôt que de continuer à faire ce que nous savons n’a pas fonctionné, nous espérons que la mairie, le conseil et les résidents de Gibson et Stipley pourront soutenir ce projet pilote. Donnons à HATS une chance de réussir.

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